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Les bons souvenirs restent / Lo bueno se recuerda

L’affiche est un instrument de communication humble et puissant à la fois ; il s’agit d’un art instantané et démocratique qui résume nos réussites dans le théâtre, dans le cinéma mais aussi dans les arts, en nous reflétant et fêtant ainsi notre culture visuelle.

Dans ce témoignage de Benito Cabañas nous réalisons que l’affiche ne peut être ni descriptive ni évidente. Par exemple, la pièce de théâtre peut durer des heures ; le regard sur l’affiche seulement quelques secondes d’où émergent ce concept et cette image qui synthétise et suggère une question qui naît à partir du titre et du contexte de l’oeuvre. Le regard sur l’affiche doit provoquer et ne doit surtout pas être conventionnel, comme s’il s’agissait d’un petit monstre amical et parfois même gênant quand il critique des stéréotypes et des lieux communs.

Avec ses affiches, Benito Cabañas expose nos craintes, nos peurs et nos échecs, il critique la guerre, il peut être très ironique et à la fois optimiste et fêter les enfants, la musique et la culture.

Ses œuvres possèdent ce registre visuel en harmonie avec son pays mais il est aussi capable d’utiliser les clefs apprises pendant son expérience française. Sa culture visuelle réside aussi dans son choix des typographies élégantes, Bodoni, Garamond, efficaces comme l’helvétique et la type-write qu’il concilie (combine) avec une grande maitrise.

Le dessin (la conception graphique) de l’affiche a toujours été un sujet aux figurations et aux fixations nouvelles, fondées sur le mot et le concept. Tel un cadeau de formes à la recherche d’une signification, Benito Cabañas ne cesse de dessiner ce qui ne se voit pas mais qui résonne. En fixant le permanent et l’éphémère, l’important et le trivial, en frappant, en inventant) des typographies calligraphiques ou en construisant des surfaces de papier, chaque affiche de cette exposition est une fête de la culture, le registre et le portrait de la mémoire vivante d’un pays.

Oscar Ríos


El cartel es un instrumento de comunicación modesto y al mismo tiempo potente, es una forma de arte instantáneo y democrático que resume nuestros logros en el teatro, el cine y las artes retratándonos y celebrando con ello nuestra cultura visual.

En esta muestra de Benito Cabañas descubrimos, que el cartel no puede ser descriptivo no puede ser obvio. La obra de teatro por ejemplo puede durar horas; la mirada del cartel sólo un par de segundos, donde aparecerá ese concepto y esa imagen que sintetiza y sugiere una pregunta que nace a partir del título y contexto de la obra. La visualidad del cartel debe ser provocativa y nada de convencional algo así como un pequeño monstruo memorable, amigable y algunas veces hasta incómodo cuando critica estereotipos y lugares comunes.

Benito Cabañas con sus carteles plantea nuestros terrores, temores y fracasos, critica la guerra, puede ser muy irónico y al mismo tiempo un optimista que celebra a los niños, la música y la cultura.

Sus obras tienen ese registro visual que se sintoniza con su país y sin embargo es capaz también de usar claves aprendidas en la experiencia francesa. De igual manera su cultura visual se refleja en el cuidado en elegir tipografías elegantes Bodoni, Garamond, eficientes como la helvética y la type-write, que compagina con maestría.

El diseño de cartel ha sido siempre un asunto de nuevas figuraciones y fijaciones que se fundan en la palabra y el concepto. Como un regalo de formas que buscan significar, Benito Cabañas no cesa de dibujar aquello que no se ve y que son sus resonancias. Fijando lo permanente y lo efímero, lo importante y lo trivial, acuñando tipografías caligráficas o urbanizando superficies de papel, cada cartel de esta muestra es una celebración de la cultura propia, el registro y retrato de la memoria viva de un país.

Oscar Ríos

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