LE MEXIQUE PAR LES MASQUES
Hommes-serpents, crocodiles ou chauve-souris, visages de saints et
de sorcières, diables et têtes de morts, jaguars, chiens,
poules, chevaux, visages noirs, roses ou bruns, couronnés ou
hirsutes, de la plus douce beauté à l'horreur du cauchemar
.... ces masques nous racontent mille histoires, une histoire, celle
des hommes du Mexique. Ils sont les principaux acteurs de fêtes
populaires, religieuses ou commémoratives, et gardent en eux
la mémoire mêlée des plus anciennes cultures.
L'univers du masque, du déguisement, est loin d'être étranger
aux enfants : qui n'a pas souhaité, qui n'a pas joué à
être un autre, le temps d'un conte ou d'une fête ? Qui n'a
pas exulté à l'idée de se transformer, pour faire
peur, pour faire rire, derrière le masque? Les enfants savent
déjà également, que le port du masque n'est pas
innocent. Qu'il doit être limité à certaines périodes,
à certaines circonstances, et magnifié par le jeu, la mise en
scène, le cortège.
En suivant le chemin tracé par ce savoir enfantin, nous rencontrerons
le masque avec sa magie et sa charge de mémoire. Derrière
lui, nous découvrirons une culture vivante, foisonnante, riche
et mêlée, mais aussi les terreurs et les désirs
des hommes. Enfin et surtout, nous entrerons dans cette fête des
couleurs et des formes à laquelle nous convie l'art populaire
Mexicain d'aujourd'hui. |
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Ambiance récréative au Préau des Accoules et embarquement
immédiat pour, le Mexique. Une fois passée la première
bousculade, les enfants d'un centre social -petits bouts de chou de 4
à 6 ans- sont immédiatement plongés dans l'ambiance.
Les animateurs se lancent, dans une introduction pour présenter
"ce pays lointain quelque part de l'autre côté de l'océan",
une contrée que peu connaissent. Le Mexique, donc, c'est le pays
des cactus, des cascades à l'eau boueuse, des volcans à
la neige éternelle, des lacs, des déserts et de la mer.
Un pays aux mille couleurs et paysages à l'image de sa population
cosmopolite.
Tout doucement, on glisse vers ce qui attire aujourd'hui les masques traditionnels.
Car dit populations diverses, dit masques de toutes les couleurs pour
coller à la peau de ceux qui les portent. Et si Indiens et Espagnols
cohabitent depuis cinq cents ans, il semble normal là encore de
trou-ver des temples et des églises.
Car les masques, c'est fait pour ça: on les utilise lors des cérémonies
religieuses et des fêtes traditionnelles, superposant ainsi aux
croyances ancestrales les rites de la religion chrétienne
La petite explication terminée, les enfants pénètrent
dans la salle dexposition où sont accrochés plus dune
centaine de masques. Impressionnant !
Marseille Hebdo 3 mai 2001
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